Energies Renouvelables
La Géothermie
34 installations géothermiques franciliennes fonctionnent aujourd’hui, alimentant l’équivalent de 140.000 logements. Mais il reste encore beaucoup à faire. En Seine-Saint-Denis et en Essonne, notamment, à un degré moindre dans les départements des Hauts-de-Seine et du Val de Marne, des gisements existent, qui méritent d’être étudiés et, pour les plus intéressants, exploités.
Depuis quelques mois, le Sipperec et l’Association de maîtres d’ouvrages en géothermie (Agemo) travaillent ensemble dans ce but. Une première étude détaillée, concernant le département de Seine-Saint-Denis, a été réalisée et ses résultats rendus publics le 8 juin 2010.
Comme toujours, le Sipperec entend aider les villes intéressées par le développement de cette ressource,
>> en respectant l’autonomie communale : un projet de géothermie est d’abord et avant tout un projet communal pour un territoire et des habitants qui veulent bénéficier d’un service de qualité pérenne au meilleur prix ;
>> en mutualisant l’expertise technique, juridique et financière : l’intercommunalité doit favoriser le développement de projets avec des prix et des délais maîtrisés dans l’intérêt du consommateur final ;
>> en échangeant sur les différentes expériences : un projet de géothermie met en jeu de nombreux acteurs : collectivités locales, habitants, entreprises et opérateurs spécialisés. Cet échange d’expériences doit être source d’efficacité.
Cadre d'intervention du Sipperec
Pour mener un projet de géothermie avec le Sipperec, une ville doit adhérer à la compétence optionnelle « développement des énergies renouvelables ».
Pour les collectivités intéressées, deux cas de figure se présentent :
>> si elles disposent d’un solide potentiel, elles pourront lancer des études de faisabilité. En parallèle, après l’adhésion, une convention sera signée avec le Sipperec (responsabilités réciproques, cadre financier pour le paiement des études) ;
>> si le potentiel est moindre, des études complémentaires seront lancées, visant par exemple un réseau plus petit ou une nappe superficielle.
Lorsqu’une ville lance une opération géothermique avec le SIPPEREC, il y a création d’un comité de suivi par opération. Chaque collectivité reste maîtresse de ses décisions.
Les atouts de la Géothermie francilienne
>> Une énergie renouvelable, indépendante du coût des énergies fossiles
>> Une mise en oeuvre rapide et mutualisable car une seule opération permet d’alimenter plusieurs milliers de logements une énergie maîtrisée techniquement et financièrement
>> Un important potentiel en Ile-de-France
>> En Ile-de-France, la géothermie « basse énergie » correspond au prélèvement de calories dans des nappes d’eau souterraines de grande profondeur, mais de température inférieure à 150°C, comme celle du Dogger. Le Dogger est situé entre 1.500 et 2.000 mètres de profondeur et contient une eau dont la température varie entre 65 et 85°C. Une exploitation géothermique «basse énergie» comprend un puits de prélèvement, un échangeur de chaleur et un puits injecteur. Une chaufferie d’appoint et, souvent, une installation de cogénération complètent le dispositif.
Plaquette "Arcueil et Gentilly s'engagent dans la géothermie : une énergie durable et locale"
Rapport d’activité SIPPEREC 2010 - Partie énergies renouvelables

